Les dents de sagesse sont les troisièmes molaires, situées tout au fond des arcades. Elles sortent en général entre 17 et 25 ans, souvent sans place suffisante, ce qui explique les douleurs et les infections qu'elles provoquent chez beaucoup d'adolescents et de jeunes adultes. Au cabinet dentaire de Chambly, dans l'Oise, les praticiens réalisent le bilan radiologique sur place, surveillent les dents qui peuvent être conservées et extraient celles qui posent problème, sous anesthésie locale dans la plupart des cas.
En quoi consistent les dents de sagesse
Chaque personne possède en principe quatre dents de sagesse, une à chaque extrémité des arcades du haut et du bas. Elles se forment tardivement : leur couronne achève sa formation vers 12 à 16 ans, et leurs racines vers 18 à 25 ans. Certaines personnes n'en ont que deux ou trois, voire aucune : cette absence, appelée agénésie, est fréquente et sans conséquence.
Il manque souvent de place derrière les deuxièmes molaires pour qu'elles sortent correctement. Trois situations sont alors possibles :
- la dent sort normalement, s'aligne avec les autres et participe à la mastication ; elle se brosse comme une autre molaire ;
- la dent est enclavée : elle a commencé à sortir mais reste bloquée, en partie recouverte de gencive, souvent inclinée vers l'avant contre la deuxième molaire ;
- la dent est incluse : elle reste entièrement enfouie dans l'os, couchée, oblique ou même inversée, et ne sortira pas.
Une dent enclavée ou incluse peut rester silencieuse pendant des années. Elle peut aussi entraîner des complications qui justifient son extraction.
Faut-il extraire les dents de sagesse ?
Toutes les dents de sagesse ne sont pas à extraire. Une dent sortie, saine, bien placée et accessible à la brosse à dents n'a pas de raison d'être retirée. Une dent profondément incluse, sans contact avec la dent voisine et sans lésion, peut être simplement surveillée. L'extraction est proposée dans des situations précises.
La péricoronarite
C'est un motif de consultation fréquent. Lorsque la dent est en partie recouverte de gencive, un espace se forme entre les deux, où s'accumulent débris alimentaires et bactéries. La gencive s'infecte : douleur au fond de la bouche, gonflement, difficulté à ouvrir la bouche ou à avaler, parfois fièvre et ganglion sous la mâchoire. Un premier épisode se traite par un nettoyage local et, si besoin, des antibiotiques ; la page urgence dentaire décrit la conduite à tenir en attendant le rendez-vous. Lorsque les épisodes se répètent, la dent est extraite une fois l'infection calmée.
La carie de la dent de sagesse ou de sa voisine
Difficile à brosser, la dent de sagesse se carie facilement. Surtout, lorsqu'elle est inclinée contre la deuxième molaire, elle crée une zone où les débris s'accumulent et où la deuxième molaire se carie à la racine, à un endroit difficile à atteindre par les soins conservateurs classiques. L'extraction protège alors une dent utile à la mastication.
Le kyste et la résorption
Le sac qui entoure la couronne d'une dent incluse peut se transformer en kyste. Celui-ci grandit lentement dans l'os, sans douleur, jusqu'à fragiliser la mâchoire ou repousser les dents voisines. Une dent incluse peut aussi user la racine de la deuxième molaire. Ces lésions se voient sur la radiographie panoramique, d'où l'intérêt d'un contrôle même sans symptôme.
Les raisons orthodontiques et prothétiques
Un traitement d'orthodontie peut nécessiter l'extraction des dents de sagesse, pour reculer les molaires ou éviter qu'elles ne gênent l'alignement obtenu. C'est une question que le praticien examine, par exemple, avant un alignement par gouttières transparentes chez l'adulte. Une dent de sagesse sans dent opposée, qui s'allonge dans le vide, ou qui gêne la pose d'une prothèse relève de la même logique.
Comment se déroule l'extraction d'une dent de sagesse
Consultation et imagerie
Le praticien examine la dent, la gencive et l'ouverture de la bouche, puis réalise une radiographie panoramique au cabinet. Elle montre la position de la dent, la forme de ses racines et sa relation avec la deuxième molaire. À la mâchoire du bas, lorsque les racines semblent proches du nerf alvéolaire inférieur, un scanner cone beam est réalisé sur place pour préciser leur rapport en trois dimensions et adapter le geste.
Décision et organisation
Selon le bilan, le praticien vous propose une surveillance, une extraction au cabinet sous anesthésie locale, ou une orientation vers un service de chirurgie maxillo-faciale pour une intervention sous anesthésie générale, par exemple pour quatre dents profondément incluses ou en cas d'anxiété très importante. Les dents sont retirées un côté à la fois ou dans la même séance, selon la situation et votre préférence.
Anesthésie et extraction
Une anesthésie locale, précédée d'un gel de surface, endort la zone concernée. Pour une dent sortie, l'extraction ressemble à celle d'une molaire ordinaire. Pour une dent enclavée ou incluse, le praticien incise la gencive, dégage la couronne en retirant une fine épaisseur d'os, sectionne parfois la dent en deux ou trois fragments pour la retirer sans forcer, nettoie l'alvéole et suture. Comptez 30 minutes à une heure par côté.
Consignes et ordonnance
Vous repartez avec une compresse à mordre, des consignes écrites et une ordonnance d'antalgiques, associés selon la situation à un anti-inflammatoire ou à un antibiotique. L'anesthésie se dissipe en deux à trois heures.
Contrôle
Une à deux semaines plus tard, un court rendez-vous permet de contrôler la gencive et, si les fils ne se résorbent pas seuls, de les retirer.
Durée et nombre de rendez-vous
Un bilan avec radiographie panoramique, une ou deux séances d'extraction et un contrôle : le traitement tient en général en trois ou quatre rendez-vous. Les dents d'un même côté, en haut et en bas, sont souvent retirées ensemble, afin que vous puissiez mâcher de l'autre côté pendant la cicatrisation. La gencive cicatrise en une à deux semaines ; l'os se reconstitue en quelques mois. Lorsqu'une anesthésie générale est retenue, l'établissement qui la réalise fixe son propre calendrier.
Suites de l'extraction et précautions
Les suites sont plus marquées que pour une extraction ordinaire, en particulier pour les dents incluses du bas :
- un gonflement de la joue, maximal vers le deuxième ou le troisième jour, qui disparaît en une semaine environ ; un bleu peut lui succéder ;
- une ouverture de la bouche limitée, gênante pour manger et parler, qui se lève progressivement en quelques jours ;
- une douleur pendant deux à quatre jours, soulagée par les antalgiques prescrits, à prendre à heures régulières sans attendre qu'elle s'installe ;
- un léger saignement le premier jour, une gêne pour avaler et parfois une fièvre modérée les premières 24 heures.
Pour favoriser la cicatrisation, appliquez du froid sur la joue le premier jour, mangez tiède ou froid et mou, dormez la tête surélevée, ne faites pas de bain de bouche avant le lendemain, ne fumez pas et évitez l'effort physique pendant deux à trois jours. Le brossage des autres dents reprend dès le soir, en évitant la zone opérée les premiers jours. Les consignes générales sont détaillées sur la page extraction dentaire.
Deux complications méritent d'être connues. L'alvéolite, due à la perte du caillot qui laisse l'os à nu, provoque une douleur intense deux à quatre jours après l'intervention ; le praticien la soulage au cabinet en nettoyant l'alvéole et en y plaçant un pansement. Un engourdissement de la lèvre inférieure, du menton ou de la langue, lié à la proximité d'un nerf, est rare et disparaît dans la grande majorité des cas en quelques semaines ; le scanner cone beam réalisé avant l'intervention aide à évaluer ce risque et à adapter le geste. Une douleur qui persiste ou vous réveille la nuit doit vous amener à rappeler le cabinet ; notre article sur le mal de dents la nuit explique ce qui peut la provoquer.
Risques et contre-indications
Les risques de l'extraction des dents de sagesse sont ceux de toute chirurgie dentaire, avec quelques particularités liées à leur position :
- infection ou alvéolite ;
- saignement prolongé, notamment sous anticoagulants, à signaler avant l'intervention ; ne les interrompez jamais sans l'accord du médecin qui les prescrit ;
- atteinte du nerf alvéolaire inférieur ou du nerf lingual, responsable d'un engourdissement en général passager, très rarement durable ;
- pour les dents du haut, communication avec le sinus ou déplacement de la dent vers celui-ci, rares ;
- fracture d'une racine, retirée ou laissée en place sous surveillance si elle est minuscule et éloignée du nerf ;
- très rarement, fracture de la mâchoire du bas après l'extraction d'une dent profondément incluse, dans un os fragilisé.
Les contre-indications sont surtout temporaires : une infection aiguë, que l'on calme d'abord ; la grossesse, pendant laquelle on privilégie le deuxième trimestre en dehors de l'urgence ; un traitement par bisphosphonates ou une radiothérapie de la tête et du cou, qui imposent une réflexion au cas par cas. Chez l'adolescent, le praticien tient compte du stade de formation des racines pour choisir le bon moment.
Remboursement et prise en charge
L'extraction d'une dent de sagesse, sortie ou incluse, figure à la nomenclature : elle est facturée au tarif conventionnel, puis remboursée à 60 % de la base de remboursement de l'Assurance maladie ; votre complémentaire santé prend en général en charge le complément. La radiographie panoramique est également un acte de la nomenclature. Sur présentation de votre carte Vitale, le tiers payant s'applique.
En cas d'orientation vers un établissement de santé pour une anesthésie générale, la prise en charge suit les règles de l'hospitalisation. Pour les 3 à 24 ans, l'examen annuel « M'T dents tous les ans ! », sans avance de frais, est une bonne occasion de faire le point sur les dents de sagesse. Les règles générales figurent sur la page tarifs et remboursements.
Les dents de sagesse au cabinet de Chambly
Au cabinet dentaire de Chambly, la radiographie panoramique et, lorsque les racines sont proches du nerf, le scanner cone beam sont réalisés sur place avec l'appareil Vatech. Vous n'avez donc pas à prendre de rendez-vous dans un centre de radiologie avant l'intervention. Ces examens sont présentés sur les pages imagerie 3D et équipements.
Les praticiens assurent le bilan, la surveillance et l'extraction sous anesthésie locale. Lorsque l'anesthésie générale paraît préférable, ils vous orientent vers un service de chirurgie maxillo-faciale, avec les examens déjà réalisés au cabinet. Pour les lycéens et les étudiants, l'intervention peut être programmée à une période où quelques jours de repos sont possibles, par exemple pendant les vacances scolaires.
En cas de péricoronarite douloureuse, appelez le cabinet : le Dr Dan Boukobza, qui assure notamment les consultations d'urgence, vous reçoit selon les disponibilités pour calmer l'infection. Pour un simple contrôle, vous pouvez réserver depuis la page rendez-vous ; si c'est votre première consultation, la page première visite vous aide à la préparer.
Questions fréquentes
Les réponses ci-dessous sont générales : la situation de chaque patient est évaluée en consultation.
Il n'y a pas d'âge obligatoire. Lorsqu'une extraction est indiquée, elle est souvent réalisée entre 17 et 25 ans, quand les racines sont encore peu formées et l'os plus souple, ce qui simplifie l'intervention et les suites.
Non. Une dent de sagesse bien placée, saine et accessible au brossage peut être conservée. L'extraction est proposée en cas d'infections répétées, de carie, de kyste ou de dommage sur la dent voisine.
Dans la plupart des cas, elle est réalisée au cabinet sous anesthésie locale. L'anesthésie générale, en établissement de santé, est réservée à certaines situations, par exemple quatre dents profondément incluses ou une anxiété très importante.
Le gonflement de la joue est maximal vers le deuxième ou le troisième jour, puis régresse en une semaine environ. Une ouverture de la bouche limitée peut persister quelques jours de plus.
C'est une infection de la gencive qui recouvre en partie une dent de sagesse en train de sortir. Elle provoque douleur, gonflement et parfois fièvre ; elle se traite d'abord par un nettoyage local, et des antibiotiques si nécessaire, avant de discuter de l'extraction.
Oui. C'est un acte de la nomenclature, facturé au tarif conventionnel et remboursé à 60 % de la base de remboursement de l'Assurance maladie ; le reste dépend de votre complémentaire santé.
Après l'extraction d'une ou deux dents de sagesse sous anesthésie locale, beaucoup de patients reprennent une activité calme le lendemain. Deux à trois jours de repos sont plus confortables après l'extraction de plusieurs dents incluses.
Contenu à visée informative, rédigé sous la responsabilité du cabinet. Il ne remplace pas une consultation. Dernière mise à jour : 22 septembre 2026.