Une récession gingivale correspond au recul de la gencive le long d'une dent, qui découvre une partie de la racine. La greffe de gencive permet de recouvrir cette racine dénudée ou de renforcer une gencive devenue trop fine. Au cabinet dentaire de Chambly, dans l'Oise, elle fait partie de l'activité de parodontologie du Dr Serge Boukobza et n'est proposée qu'après un bilan qui identifie la cause du recul.
En quoi consiste une greffe de gencive
La greffe consiste à apporter du tissu gingival là où la gencive manque ou est trop fine. Ce tissu provient le plus souvent du palais du patient ; dans certains cas, une matrice de collagène le remplace. Placé contre la racine ou sous la gencive existante, le greffon se vascularise en quelques semaines et s'intègre aux tissus voisins.
Pourquoi la gencive recule
La gencive peut reculer progressivement pour plusieurs raisons. Un brossage trop appuyé ou horizontal l'use au fil des années, en particulier sur les dents les plus exposées à la brosse. Certaines personnes ont, de naissance, une gencive fine qui résiste moins bien. Une parodontite non traitée détruit l'os et la gencive qui soutiennent la dent. Un déplacement orthodontique peut pousser une racine hors de l'os qui la recouvre. Un frein qui tire sur la gencive, ou un piercing de la lèvre qui frotte en permanence, peuvent aussi provoquer ou entretenir une récession.
Pourquoi traiter une racine dénudée
Une racine dénudée n'est pas qu'une question d'apparence. Moins protégée que l'émail, elle est souvent à l'origine d'une sensibilité marquée au froid ; l'article sur les dents sensibles au froid détaille ce mécanisme. Une carie qui se développe sur une racine exposée est aussi plus difficile à soigner qu'une carie de la couronne. La dent paraît plus longue, puisque la gencive découvre une portion normalement cachée. Enfin, sans correction de sa cause, une récession a tendance à progresser lentement plutôt qu'à se stabiliser d'elle-même.
Dans quels cas une greffe de gencive est indiquée
Avant d'envisager une greffe, le praticien recherche toujours la cause de la récession : technique de brossage, maladie parodontale, traction d'un frein, position de la dent dans l'arcade. Si cette cause n'est pas corrigée en parallèle, la récession peut reprendre après la greffe.
Une greffe est proposée dans plusieurs situations : une racine sensible ou visible que l'on souhaite recouvrir, une gencive si fine qu'elle risque de continuer à reculer, ou une récession qui progresse malgré la correction du brossage. Elle est parfois réalisée à titre préventif avant un traitement d'alignement, par exemple une orthodontie par gouttières, pour épaissir une gencive fragile à l'endroit où une dent va être déplacée. Elle peut aussi renforcer la gencive autour d'un site destiné à recevoir un implant dentaire.
Une seule dent ou plusieurs dents
La récession peut toucher une seule dent, par exemple une canine particulièrement exposée au brossage, ou plusieurs dents voisines lorsque la cause est plus générale : gencive naturellement fine sur tout un secteur, parodontite étendue. Le nombre de dents à traiter influence le choix de la technique et la durée de l'intervention, mais le principe reste le même : traiter la cause, puis reconstituer localement la gencive.
Comment se déroule une greffe de gencive
Bilan et choix de la technique
Le praticien évalue la sévérité de la récession, l'épaisseur de la gencive restante et la cause en jeu. Selon la situation, il propose une greffe de conjonctif enfoui, une greffe épithélio-conjonctive ou, lorsque le cas s'y prête, une matrice de collagène.
Anesthésie locale
L'intervention se déroule sous anesthésie locale, au niveau de la gencive à traiter et, si un prélèvement est nécessaire, au niveau du palais.
Prélèvement et mise en place du greffon
Pour une greffe de conjonctif enfoui, un petit fragment de tissu est prélevé sous la muqueuse du palais, puis glissé sous la gencive, au contact de la racine à recouvrir. Pour une greffe épithélio-conjonctive, un fragment de gencive est prélevé et posé directement sur la zone pour l'épaissir, sans chercher nécessairement à recouvrir la racine. Une matrice de collagène peut, dans certains cas, remplacer le prélèvement.
Sutures et pansement
Le greffon est stabilisé par des sutures fines. Un pansement chirurgical est souvent posé sur le palais, au site de prélèvement, pour le protéger pendant la cicatrisation.
Contrôle post-opératoire
Un rendez-vous de contrôle permet de vérifier la cicatrisation et, selon la technique, de retirer les fils entre quelques jours et deux semaines après l'intervention.
Durée et nombre de rendez-vous
Le bilan parodontal fait l'objet d'une consultation dédiée : le praticien examine la récession, en détermine la cause et vous présente la technique envisagée. L'intervention dure généralement d'une heure à une heure et demie, selon le nombre de dents et la technique choisie. Un ou deux rendez-vous de contrôle sont ensuite programmés au cours des semaines suivantes, puis le résultat est évalué à distance, plusieurs mois après la chirurgie.
Suites, convalescence et précautions
Dans les jours qui suivent l'intervention, la gêne est en général plus marquée au palais, sur le site de prélèvement, que sur la gencive greffée. Une alimentation tiède et molle est recommandée pendant quelques jours, le temps que la zone opérée devienne moins sensible.
Le brossage de la zone greffée est suspendu pendant deux à trois semaines ; un bain de bouche prescrit assure l'hygiène sans perturber la cicatrisation. Les autres dents se brossent normalement, avec une brosse souple. Évitez le sport intense pendant quelques jours, le temps que le saignement et le gonflement se stabilisent.
Résultats attendus, risques et contre-indications
Le résultat d'une greffe de gencive ne s'apprécie pleinement qu'après plusieurs mois, le temps que les tissus se stabilisent. Le recouvrement de la racine peut être complet ou partiel selon la sévérité initiale de la récession. Les classifications utilisées par les praticiens, comme celles de Miller ou de Cairo, tiennent notamment compte de la perte d'os entre les dents voisines : plus cette perte est importante, moins un recouvrement complet est prévisible. Le praticien vous l'explique avant l'intervention.
Comme toute chirurgie, la greffe de gencive comporte des risques, en général limités : saignement ou gêne prolongée au site de prélèvement, prise partielle du greffon, ou récidive de la récession si la cause n'a pas pu être totalement corrigée. Une hygiène insuffisante, une parodontite non traitée ou le tabagisme compliquent la cicatrisation ; ils sont pris en compte avant de poser l'indication.
Chaque situation reste individuelle : sévérité de la récession, épaisseur de la gencive, état de l'os entre les dents et possibilité de corriger durablement la cause varient d'un patient à l'autre. C'est après l'examen clinique que le praticien vous indique ce que l'on peut raisonnablement attendre du traitement dans votre cas.
Remboursement et prise en charge
La greffe de gencive n'est pas remboursée par l'Assurance maladie. Elle relève d'honoraires libres, présentés dans un devis écrit, remis avant l'intervention, qui précise la technique retenue et le montant. Certaines mutuelles participent à son financement, selon le contrat souscrit : transmettez-leur le devis avant de vous engager. Le bilan initial et les radiographies éventuelles suivent, eux, les règles habituelles de remboursement, détaillées sur la page tarifs et remboursements.
La greffe de gencive au cabinet de Chambly
Au cabinet, les greffes de gencive sont réalisées par le Dr Serge Boukobza, dont la parodontologie représente une part importante de l'activité. Il assure le bilan de la récession, l'intervention et les contrôles de cicatrisation : c'est lui qui juge, au fil des rendez-vous, du moment où le brossage peut reprendre normalement sur la zone greffée.
La greffe s'inscrit dans une prise en charge plus large des gencives. Un détartrage et une hygiène maîtrisée sont recherchés avant l'intervention, pour que la cicatrisation se fasse dans de bonnes conditions ; une carie développée sur une racine exposée est traitée dans le cadre des soins conservateurs. Lorsque la récession accompagne une parodontite, la maladie est d'abord stabilisée, puis la greffe est envisagée.
L'intervention est programmée sur un créneau dédié, plus long qu'une consultation habituelle ; prévoyez ensuite une journée calme, sans effort physique. Si vous venez pour la première fois au cabinet de la place Charles-de-Gaulle, la page première visite décrit le rendez-vous initial, et la page dentiste à Chambly présente les autres soins réalisés sur place.
Questions fréquentes
Les réponses ci-dessous sont générales : la situation de chaque patient est évaluée en consultation.
L'intervention se déroule sous anesthésie locale et n'est pas douloureuse. Les jours suivants, la gêne est surtout ressentie au palais, là où le greffon a été prélevé, et cède en général aux antalgiques habituels.
La gêne diminue en une à deux semaines et le brossage de la zone reprend après deux à trois semaines. Le résultat n'est considéré comme stabilisé qu'après plusieurs mois.
Non, la greffe de gencive n'est pas remboursée par l'Assurance maladie : elle relève d'honoraires libres, présentés dans un devis écrit remis avant l'intervention. Certaines mutuelles y participent selon le contrat.
Non, il n'y a pas d'âge fixe. Le praticien évalue la récession, sa cause et votre état de santé général avant de proposer une greffe, quel que soit votre âge.
Dans certaines situations, une matrice de collagène permet d'éviter le prélèvement au palais. Le praticien vous indique après examen si cette option convient à votre cas.
Oui, si la cause qui l'a provoquée persiste, par exemple un brossage trop appuyé ou une parodontite non traitée. C'est pourquoi le praticien recherche et corrige cette cause avant ou pendant le traitement.
L'arrêt du tabac, au moins pendant la cicatrisation, est vivement recommandé : le tabac ralentit la cicatrisation de la gencive et augmente le risque que le greffon ne prenne que partiellement.
Contenu à visée informative, rédigé sous la responsabilité du cabinet. Il ne remplace pas une consultation. Dernière mise à jour : 22 septembre 2026.
Praticiens concernés : Dr Serge Boukobza.